Résidence principale

1. "L’essentiel en un clin d’œil"

“Qu’est-ce que c’est ? ” Ignorons pour l’heure la résidence secondaire, d’une infinie diversité, et concentrons-nous sur la résidence principale.

Plus d’un ménage sur deux est propriétaire de sa résidence principale. Une telle acquisition, “à cheval” sur l’acte de consommation et l’acte d’épargne, est fréquemment présentée comme le placement préféré des Français.

“À quoi cela sert-il ? ” Vous en avez assez d’être locataire et estimez le montant de votre loyer trop élevé par rapport à celui des mensualités que vous auriez à payer si vous achetiez votre résidence à crédit.

Ou alors, vous êtes déjà propriétaire, mais souhaitez vivre dans un logement plus vaste ou de meilleur standing. En revendant votre résidence actuelle, vous réaliserez éventuellement une plus-value, au demeurant exonérée. Vous financerez votre nouvelle acquisition pour partie par le produit de cette vente et pour l’autre partie par un nouvel emprunt.

“Dans quel contexte peut-on ou doit-on l’utiliser ? ” En ce domaine, les cas particuliers sont extrêmement divers. De façon générale, vous n’êtes pas susceptible de subir des déménagements répétés, donc des dépenses importantes, dus à des mutations professionnelles fréquentes. Une bonne opportunité s’offre à vous. Vous souhaitez, dans un avenir lointain, transmettre à vos enfants un patrimoine familial, etc. Autant de bonnes raisons pour acheter.

“Quels en sont les avantages ? ” Vos motivations sont bien évidemment affectives : le plaisir de vous sentir propriétaire.

Financièrement, tous calculs effectués, le choix entre louer et acheter n’est pas toujours évident, mais penche souvent en faveur de l’acte d’acquisition.

Remarque

Les intérêts d’emprunts souscrits avant 2011 pour l’acquisition ou la construction de la résidence principale peuvent encore ouvrir droit à un crédit d’impôt sur le revenu.

“Y a-t-il des précautions d’emploi ? ” Compte tenu d’un capital difficile à mobiliser et du fait que le financement à crédit soit particulièrement répandu, vous avez – ou devez dès à présent préparer – votre acquisition. Le problème de l’achat se pose en effet en termes de capacité d’investissement et de rentabilité.

Nombre de ménages sont écartés, faute de pouvoir réunir entre 10 et 20 % d’apport personnel. Le poids des échéances peut aussi se révéler dissuasif. Des produits financiers vous permettent de constituer une épargne, donc de préparer votre acquisition. Certains ont même été spécialement créés à cet effet : PEL et CEL.

“Combien ça coûte ? ” Vous supporterez des frais d’achat importants. Vous paierez des frais de notaire, éventuellement des frais d’agent immobilier et autres frais annexes. À noter que les frais d’acquisition sont moins élevés pour du neuf que pour de l’ancien. Pour un appartement de 228 700 € par exemple, acheté pour partie à crédit et pour l’autre partie grâce à un apport personnel de 122 000 €, vos frais d’acquisition représenteront environ 7 % du prix de l’appartement si celui-ci est ancien et seulement 2,7 % s’il est neuf.

Sur le long terme, vous aurez à rembourser le capital emprunté, sans oublier les intérêts d’emprunt. Chaque année, vous serez soumis à la taxe foncière (en tant que locataire, vous n’aviez pour l’instant à payer que la seule taxe d’habitation… que vous continuerez d’ailleurs à payer).

 

2. Un exemple d’utilisation

Actuellement locataire en province, vous avez l’impression de jeter l’argent par les fenêtres, ou plus exactement dans la poche de votre propriétaire : 500 € par mois. Vous voulez être enfin chez vous et planter vos racines familiales plus profondément, autrement dit, acheter votre résidence principale.

Vous êtes marié, avez un enfant unique et disposez de revenus nets mensuels de 2 200 €. Par ailleurs, vous venez d’hériter d’une somme d’argent relativement importante : 50 000 €.

Vous avez contacté votre banquier pour savoir combien il vous sera possible d’emprunter sur 15 ans et quelles seront les mensualités à verser. De fait, pour un emprunt de 70 000 €, vos mensualités seront sensiblement équivalentes à ce que vous payez actuellement comme loyer.

Compte tenu de l’apport personnel que vous êtes en mesure d’effectuer (héritage), des économies diverses dont vous disposez, vous recherchez un appartement ancien d’une valeur n’excédant pas 120 000 €.

Au prix d’achat de l’appartement, s’ajouteront des frais d’acquisition (frais de notaire inclus) d’environ 8 400 €. Eventuellement, des travaux d’amélioration seront nécessaires.

Vous êtes conscient de l’effort financier supplémentaire que vous allez devoir effectuer durant les années à venir. Mais vous estimez que vous y gagnerez sur le long terme. De fait, vous allez contribuer à l’accroissement de votre patrimoine familial.

 

3. Les 5 points à retenir

  • Un investissement, sur le long terme, “de bon père de famille”.

  • Un bien d’usage, dont la valeur patrimoniale est susceptible de croître.

  • Mais une mise minimale particulièrement élevée et le caractère contraignant du crédit.

  • D’où l’importance de l’épargne préalable et du montage du financement.

  • À suivre avant l’achat : conjoncture immobilière et évolution des taux d’intérêts.

 

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